Les chansons d’amour, c’est pas pour les peureux

Les chansons d’amour, c’est pas pour les peureux

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Les spectateurs qui ont rempli la Salle Félix-Leclerc hier soir (mercredi 26 mars) ont eu droit à un spectacle digne de ce qui caractérise Vincent Vallières : simplicité, proximité et générosité. Les extraits radios de ses deux plus récents albums y sont pas mal tous passés. La composition du spectacle ciblait vraiment la majorité des spectateurs présents, qui visiblement ont découvert cet auteur-compositeur-interprète de grand talent grâce à « On va s’aimer encore », la chanson qui a finalement réussi à le propulser dans le cœur des Québécois et Québécoises en 2011. C’est d’ailleurs sur cette chanson, couronnée chanson de l’année à l’Adisq 2011, qu’il a complété le spectacle d’hier. Elle était attendue cette chanson, croyez-moi!

Avec l’intimité que crée la Salle Félix-Leclerc, les moments de communion avec le public sont grandement favorisés et Vallières a su en profiter, en laissant la foule chanter sur plusieurs chansons. Une telle intimité lui a aussi permis d’y aller d’histoires cocasses, comme lorsqu’il raconte comment il a rencontré Michel-Olivier Gasse et Simon Blouin (Bongo Biche de son surnom), respectivement bassiste et batteur, qui l’accompagnent depuis l’école secondaire. En plus de cette section rythmique complice et fidèle, Vallières peut aussi compter sur la présence d’André Papanicolaou, guitariste et claviériste. C’est d’ailleurs ce dernier qui a cassé la glace, Vincent Vallières lui cédant la scène pour une première partie de 3 chansons, tirées de son premier album solo. C’est peut-être court, mais ç’a été suffisant pour offrir au public un folk acoustique des plus intéressant. Les réactions ont été positives dans la salle, et il y a fort à parier que l’on entendra parler à nouveau d’André Papanicolaou.

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Parfois rock, parfois feutré, d’autres fois carrément solo et acoustique, Vallières joue sur une gamme d’émotions au cours des 90 minutes et plus que dure son spectacle. Seul petit bémol : les fans de la première heure, ceux comme moi qui ont suivi sa carrière depuis le début des années 2000, auraient sûrement apprécié de voir davantage de chansons des quatre premiers albums réussir à percer la sélection du spectacle. Ce n’est pas mauvais en soit de se concentrer sur les deux albums plus récents, ceux qui ont connu le plus de succès. On peut comprendre la décision, puisque ce sont ces deux albums qui ont réussi à ouvrir les grandes portes de la reconnaissance pour Vallières et son talent. Toutefois, les purs et durs ont aimé profondément des chansons qui précèdent les grands succès des dernières années et il serait plaisant d’en avoir un petit peu plus…

Néanmoins, quelques chansons plus âgées ont été offertes au public. Autre caractéristique de Vallières en spectacle, c’est qu’il n’hésite pas à changer la façon d’interpréter une chanson qui a déjà été jouée à des centaines de reprises. Ce fut le cas entre autres pour « Café Lézard » qui a eu droit à une cure de rajeunissement, la rendant plus pesante et percussive. Aussi, Vincent Vallières se laisse davantage aller à la guitare, se permettant un solo ici et là, ce qu’il faisait peut-être moins fréquemment dans ses spectacles précédents.

En résumé, une bonne et belle soirée, passée à écouter et apprécier un des dignes héritiers des Piché, Rivard, Charlebois, Leclerc et Ferland. C’est une chance que nous avons qu’il ait un jour décidé de bifurqué des objectifs et des lignes directrices qu’il avait adoptées avec Gasse au secondaire et qu’il accepte de finalement écrire des chansons d’amour…

Collaboration spéciale : Philippe Doherty

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