Le FRIMAT c’est pas pour les « granos »!

Le FRIMAT c’est pas pour les « granos »!

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Photo : Marie-Claude Robert

En cette première soirée du FRIMAT, je m’était préparé psychologiquement à affronter une horde de filles aux cheveux tressés et des gars aux allures louches fumant une substance encore plus louche. J’allais probablement devoir boire une bière artisanale dont je n’avait jamais entendu parler. Bref, en allant au FRIMAT j’étais prêt à affronter les GRANOS! La bataille aura été de courte durée!

En arrivant à la salle Félix Leclerc pour la 10e édition du Festival de la Relève Indépendante Musicale en Abitibi-Témiscamingue, les spectateurs étaient accueillis par des amuseurs publics aux allures des cirques ambulants d’autrefois. L’homme fort, la femme à barbe, l’homme canon. Tout ce beau monde est dans l’esprit thématique choisie pour l’édition 2014. Une fois à l’intérieur il sera possible de créer sa vidéo souvenir ou sa photo dans le même esprit en enfilant des costumes et accessoires. Première surprise, il y a des enfants! On me confie que l’événement est de plus en plus familial. Pendant le spectacle, plusieurs grimperont sur les épaules de papa pour apprécier les performances.

Pour sa première soirée officielle, l’organisation avait misé sur Louis-Jean Cormier. La foule est nombreuse. Il y a du monde. Beaucoup de monde. La salle Félix Leclerc est remplie à pleine capacité. C’est la première fois qu’un spectacle est à guichet fermé. Il faut dire que plusieurs éditions ont eu lieu à l’extérieur, sous des chapiteaux. C’est donc 400 spectateurs qui s’entassent et qui bavardent. L’ambiance est très légère. Probablement l’ambiance la plus légère qu’il m’ait été donné de voir de tout les festivals depuis le début de l’été. On dirait que tout le monde se connait dans la salle. J’ai l’impression d’assister à des retrouvailles du secondaire! Bah… c’est bien connu, les granos ça parle à tout le monde! Mais justement, où sont-ils ces granos? Parce qu’au premier coup d’oeil tout le monde est beau, tout le monde est chic. Et on boit du vin! Ils se sont déguisés ce soir! Ils préparent leur attaque en douce c’est certain. Puis j’aperçois quelques amis à travers la foule. Non… j’ai des amis granos! Ils sont forts, ils se camouflent. On bavarde, on discute et je suis obligé d’admettre que ce n’est pas le genre de soirée à laquelle je m’était préparé. Pas de granos, pas de tresses, pas d’herbe magique et pas de bière brassée dans le garage! Une ambiance conviviale, des gens sympathiques prêts à entendre de la musique, point. Et ça commence.

Marc-Antoine Larche

Une 2e participation pour ce Valdorien au FRIMAT puisqu’il fût le grand gagnant de la vitrine lors de la toute première édition en 2005. Visiblement content d’avoir été invité par l’organisation Marc-Antoine a remercié celle-ci à plusieurs reprises tout comme le public présent venu pour l’écouter chanter. Le son de Larche est doux et agréable. On a droit à plusieurs ballades qui nous font rêver et même voyager dans notre bulle. Il nous prévient que ça le rend très émotif de jouer sur scène et je dois admettre que ça se sent dans son interprétation, ce qui est loin d’être désagréable. La foule est conquise, charmée et lui réserve de chauds applaudissements tout en demandant un rappel. Marc-Antoine Larche se permet alors de piger dans le répertoire de Céline Dion et interprète « Pour que tu m’aimes encore » de concert avec la foule qui l’accompagne en chorale. Un vrai beau moment.

Photo : Marie-Claude Robert
Photo : Marie-Claude Robert

Louis-Jean Cormier

La vedette de la soirée est montée sur scène avec aplomb. Entouré de 4 musiciens, Cormier a d’abord salué « toi Val-d’Or » en s’adressant au public toujours à la 2e personne. Quand Louis-Jean parle au public, c’est à toi qu’il parle. Sa mission : tout mettre en place pour te faire passer l’une des plus belles soirées de ta vie. Et ça a probablement marché dans bien des cas. Cormier fait un bref retour sur sa carrière avec Karkwa pour s’apercevoir que plusieurs de ses fans sont présents dans la salle. Dès les premières notes, la foule bouge et au bout de deux chansons, la foule danse. En scène dans la salle Félix Leclerc, Louis-Jean Cormier ira piger dans le répertoire du grand Félix et fera également un clin d’oeil au poète Gaston Miron. La soirée est rock, le son est bon, les textes coulent et le gars est agréable à écouter. Serais-je en train d’avoir du plaisir au FRIMAT?

Photo : Marie-Claude Robert
Photo : Marie-Claude Robert

Guillaume Rivard

Le Festival de la Relève Indépendante Musicale en Abitibi-Témiscamingue c’est aussi une belle occasion de découvrir des artistes de chez-nous. Les festival offre des spectacles gratuits comme celui de Guillaume Rivard présenté hier au centre d’exposition. J’étais absent de cette prestation et je dois avouer m’en mordre un peu les doigts suite aux commentaires recueillis. Il sera possible de voir Chantal Archambault lors du pique-nique familial ce samedi et Michelle O lors du marché public dimanche.

Photo : Marie-Claude Robert
Photo : Marie-Claude Robert

Pour ma part, plusieurs mythes sont tombés et je suis obligé d’admettre que ces préjugés m’ont probablement fait manquer 9 belles éditions d’un festival formidable. J’ai donc la ferme intention de profiter à fond de cette 10e édition. La programmation est ici. Bon FRIMAT!

Photo bonus : J’adore cette photo prise par Marie-Claude Robert pendant le spectacle de Louis-Jean Cormier.

Photo : Marie-Claude Robert
Photo : Marie-Claude Robert

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