Kim Churchill, un mot : ÉPOUSTOUFLANT!

Kim Churchill, un mot : ÉPOUSTOUFLANT!

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Kim-Churchill

Kim Churchill est Australien, a traversé la moitié de la planète et il débarque à Malartic pour venir présenter son spectacle. En soit, c’est déjà spécial. Si ce n’était que ça… Avec sa gueule de jeune Beach Bum blond et son accent particulier, il prend déjà une longueur d’avance auprès du public féminin avant même d’avoir plaqué un accord sur sa guitare. Et les filles, n’essayez pas de démentir : ça s’entendait dès son entrée sur scène au Théâtre Meglab hier soir!

Une fois que le spectacle est démarré, c’est la performance qui devient époustouflante. Seul sur scène, Kim Churchill en met plein la vue. Guitare à la main, support à harmonica au cou, « bass drum » / caisse claire / tambourine / pédales d’effets aux pieds, et « bar chimes » au coude, l’homme-orchestre offre une prestation à couper le souffle. Pendant un peu plus de 90 minutes, il va de la ballade au rock bien appuyé. Au niveau des chansons, sur scène, c’est un peu comme si on avait passé au malaxeur Chris Martin (chanteur de Coldplay) et Tragically Hip, en y ajoutant juste un petit zest de Raine Maida (chanteur d’Our Lady Peace). La voix est chaude et il y a une profondeur dans les propos des chansons. Empreintes de liberté, d’une douce mélancolie nostalgique ou d’une rage de vivre, toutes les chansons réussissent à se frayer un chemin jusqu’au spectateur. Phénomène appréciable, le fait de connaître ou non l’artiste et son œuvre avant de le voir en spectacle pour la première fois n’enlève absolument rien à l’expérience. Si vous n’étiez pas déjà conquis en arrivant, en quittant ce sera fait, soyez-en assurés.

D’une intensité incomparable, Kim Churchill accélère le passage du temps pendant son spectacle : on ne voit littéralement pas passer le temps. Il est tout simplement spectaculaire. J’ai déjà vu Fred Fortin, Dany Placard, Steve Hill en formule « One-man-band », à chaque fois, ça m’a impressionné, mais jamais autant que Churchill aura réussi à le faire. Véritable virtuose de la guitare, il intègre le fingerstyle à ses chansons (style de jeu de guitare qui implique d’utiliser à la fois les cordes et la caisse de la guitare pour jouer). Tout au long de la prestation, il est en plein contrôle de ses moyens. Ce n’est pas pour rien qu’il a participé au Festival des Guitares du Monde, à Rouyn-Noranda, l’an dernier.

Il fait carrière depuis 10 ans maintenant, a trois albums à son actif et est devenu un habitué du Québec au cours des dernières années. D’ailleurs, il se laisse aller à quelques mots en français entre ses chansons, ce qui n’est pas pour déplaire au public, bien entendu. Il affirme vraiment aimer le Québec, surtout pour l’accueil chaleureux qui nous caractérise, les Québécois. S’il aime le Québec, le Québec le lui rend bien. La meilleure preuve en est le public réunit au Théâtre Meglab de Malartic. La forte majorité des gens présents connaissaient plus ou moins l’artiste avant d’assister à ce spectacle. Il fallait voir la file d’attente devant le kiosque où étaient vendus ses albums après le spectacle.

Il y a fort à parier que l’on reverra Kim Churchill à Malartic ou ailleurs en Abitibi au cours des prochaines années. Si son passage au Festival des Guitares du Monde avait fait en sorte de lui ouvrir un peu la région, en passant au Théâtre Meglab, il est venu ajouter quelques dizaines de fans à la légion qu’il est en train de se constituer partout sur son passage.

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