32e édition du Festival de cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

32e édition du Festival de cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

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Je fais le même constat à chaque année : le Festival de cinéma international en Abitibi-Témiscamingue passe trop vite. Six jours de découvertes cinématographiques, c’est trop court à mon goût. Pendant pratiquement une semaine, on se gave de courts, moyens et longs métrages sans compter les nombreux films d’animation. On découvre des réalisateurs et des comédiens et on est fasciné par le talent d’ici et d’ailleurs. Le buffet est bien garni : nous avons le choix de regarder plus de 100 films!

Je ne vous dresserai pas la liste de toutes les découvertes que j’ai faites. Par contre, j’aimerais vous mentionner quelques coups de cœur, des films que je vous invite à voir au cinéma ou à louer lorsqu’ils sortiront en DVD.

Le Festival de cinéma international présentait cette année une belle brochette d’œuvres québécoises. En ouverture du Festival, nous avons pu découvrir l’œuvre d’Éric Morin, réalisateur rouyn-norandien qui nous a présenté Chasse au Godard d’Abbittibbi. J’avoue, j’étais déjà séduite par le film avant même de l’avoir vu car je connaissais les deux acteurs principaux, soit Sophie Desmarais et Alexandre Castonguay.  Je savais donc que je ne serais pas déçue par leur performance J Tourné à Rouyn-Noranda, le film est un conte relatant le passage d’un célèbre réalisateur français en région dans les années 1960. Son arrivée bouleversera deux jeunes de l’époque, Michel et Marie. Michel développera un sentiment d’appartenance encore plus fort envers sa région alors que Marie commencera à rêver de quitter pour voir le monde. En entrevue, Éric Morin m’a confié que les deux personnages correspondent aux envies ambigües qu’il avait lui-même vécu, quelques années plus tôt, alors qu’il se demandait s’il devait partir ou rester en Abitibi.

chasse

Deuxième coup de cœur de cette 32e édition du Festival de cinéma international : Alex marche à l’amour de Dominic Leclerc. Le premier long métrage de Dominic présente de merveilleuses images alors qu’on suit le comédien Alexandre Castonguay qui part en pèlerinage à travers l’Abitibi dans le but d’apprendre un poème de Gaston Miron. Aidé par les abitibiens qu’il croise sur sa route, Alexandre mémorise le poème et en vient à se poser plein de questions sur l’amour et la place qu’il lui revient de nos jours. Ce documentaire est une belle épopée où la sensibilité et le côté bon enfant d’Alexandre nous donne envie de plonger tête première avec lui dans sa quête.

alex marche

Il faut croire que j’étais passionnée cette année par le cinéma québécois puisque mon troisième coup de cœur est le documentaire Le Routier de Jérémie Monderie-Larouche. Jérémie a suivi un couple d’éleveurs de chiens de traîneaux qui participent à leur première course, aux Etats-Unis. C’était fascinant de découvrir ce métier inusité et de vivre le quotidien d’éleveurs de chiens. Une bonne idée de documentaire!

le routier

Finalement, j’ai trippé sur un documentaire portant sur la bagarre au hockey : Bagarreurs inc. de Sophie Lambert. Je ne suis pas fan de hockey mais j’étais curieuse de voir comment une femme réalisatrice allait aborder le sujet. Pendant pratiquement 1h30, on suit la famille d’un joueur de hockey, Dannick Paquette. On découvre à quel point les bagarreurs peuvent avoir peur et ne pas vouloir se battre tout en n’ayant pas le choix de lâcher les gants pour se tailler une place dans les ligues professionnelles. J’ai beaucoup aimé la table ronde qui a suivi la présentation du film. La réalisatrice Sophie Lambert, le chroniqueur sportif Mathias Brunet, le père de Dannick Paquette, un médecin et le joueur de hockey George Laraque étaient présents pour donner leur opinion. Disons que ça chauffait dans la salle! On a eu droit à des applaudissements mais également à quelques huées bien senties. Les opinions étaient diversifiées et c’était intéressant d’entendre monsieur et madame tout le monde sur le sujet.

Image de Canal D
Image de Canal D

Je pourrais continuer longtemps de vous parler de mes coups de cœur de cette 32e édition du Festival de cinéma international. J’ai découvert des bijoux de courts-métrages (Faillir de Sophie Dupuis, Mémorable moi de Jean-François Asselin, etc.) et j’ai aimé découvrir la cinématographie d’ailleurs. C’est comme si on nous ouvrait une fenêtre sur le monde durant six jours. Je lève mon chapeau aux fondateurs du Festival et aux nombreux bénévoles qui ont fait de cette 32e édition une réussite. Et je vous dis à l’an prochain!

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